10.09.24
- Vincent Francey

Le rire parfois grince. La démocratie me fait-elle rire moi aussi ? La foire d’empoigne des Ciotti, des Mélenchon, des Macron, des Le Pen et compagnie, je la regarde aussi de l’extérieur, mais d’un pays où la parole reste libre. Poutine rit, son peuple pleure. Je regarde, sous le choc. Les nôtres sont-ils moins risibles ? Les Parmelin, les Maudet, les Dittli, les Baume-Schneider et tout le toutim, ça ne vole pas beaucoup plus haut. Pourtant, je ne ris pas. Je regarde et je m’ennuie. Une démocratie où l’on s’ennuie reste préférable à une dictature où l’on s’amuse, parce que « on », c’est « un », et les autres, bouche cousue. Inefficace, la démocratie ? Certes, mais un peu moins criminelle que l’ami Poutine (ami de qui, d’un gros type orange qui lui serre la main en Alaska et d’un monsieur propre sur lui qui élimine les Ouïghours tout en se laissant lécher le derrière par tous les pseudo-démocrates de la terre rare). Le problème de la démocratie, ce n’est pas qu’elle soit risible parce que chacun y va de sa petite ou de son immense ambition personnelle, c’est qu’elle soit en permanence tentée par l’ordre autoritaire qui la rendrait peut-être moins comique mais qui la plongerait dans la tragédie.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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