12.07.24
- Vincent Francey

L’eau en gouttelettes me sépare de ces lieux secs où la chaleur un instant s’estompe à la sortie de la douche. J’ai réglé la pression au maximum et la température au plus tiède avant de petit à petit tourner le bouton vers le froid. Arrêt bref pour la tartine de gel puis rinçage qui prendra le temps qu’il prendra, parce que ça fait du bien de sentir l’eau couler infiniment sur mon corps fatigué. Mais il faudra un jour ou l’autre ou d’une minute à l’autre sortir, éviter de m’encoubler, me saisir du linge le moins mouillé et le plus rêche et frotter partout, sans oublier le dos, qui a tendance à rester hors d’atteinte des va-et-vient rapides du linge de bain. Une fois plus ou moins sec, il s’agira d’enfila un boxer, un bermuda, un t-shirt puis de boire un peu d’eau du robinet, parce que tout ceci est crevant, je transpire déjà, à quoi ça m’a servi de me doucher sinon à croire un instant que la fraicheur s’était installée ? Il ne faudra pas oublier d’ouvrir le velux avant de sortir et d’éteindre la lumière. Un coup de déo, un deuxième sous l’autre aisselle, vite me laver les dents, reboire un peu d’eau et y aller. Où aller si bien pomponné ? Sans doute nulle part. On se lave parfois pour le seul plaisir de se sentir propre.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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