13.09.24
- Vincent Francey

Il y a deux manières de poser les chaises sur les pupitres. Je ne suis pas du genre à en imposer une, même si le directeur a préconisé la position pieds en l’air, moins salissante que debout. Ce qui importe, c’est qu’à la fin des cours plus aucune chaise ne touche le sol, afin que les femmes de ménage puissent accomplir leur tâche rapidement, parce que ce n’est pas un travail passionnant que le leur, surtout quand il doit s’effectuer dans des salles informatiques surchauffées dont le lino vert donne la nausée tellement, malgré ou à cause de son aspect chamarré, il est moche, et où d’inquiétants objets triangulaires pendent des tableaux blancs qui doivent être nettoyés avec vigueur par les élèves de service si le prof n’oublie pas de leur en donner l’ordre, ce qui m’arrive souvent. Le cours est enfin fini. On a passé quatre périodes ensemble. Tout le monde a envie de foutre le camp. On est bientôt les derniers dans l’école (si l’on excepte les femmes de ménage). Je tente de reprendre la parole : ne pas oublier d’enregistrer vos travaux (mais ça fait une heure que tout est déjà bouclé), les chaises, éteindre les ordis, bonne fin de journée et pour jeudi prochain, n’oubliez pas de, mais il sont déjà tous partis.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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