15 juin 1998 - 1999 - 2000 - 2001 - 2002 - 2023
- Vincent Francey
1998
[…] C’est justement en Espagne que je finis cette journée décisive en m’évadant grâce à la folie de Don Quichotte de la Manche, un homme libre qui ne voit pas son destin « héroïque » changé par une malheureuse petit inter de latin.
1999
[…] C’est une histoire de bateaux : « Un bateau B se dirige à 9 nœuds vers le nord. Un bateau C avance à 15 nœuds vers l’est. Quel est l’âge maximal du capitaine ? » […] S’il y a un pays que j’aimerais découvrir, c’est la Russie. Il suffit d’écouter la musique russe pour tomber amoureux de ce pays, pays de souffrance, pays du froid, pays immense. La langue russe aussi est sublime. L’accent russe est grandiose. […] Un fou-rire inarrêtable me prend quand maman voit un chien promener son maître qui fait ses besoins sous un arbre. […]
2000
[…] Elle ne veut pas danser, elle ne veut pas chanter, que veut-elle ? Elle s’en va. […]
2001
L’oral d’allemand donc. Je monte au collège pour terminer mon travail acharné, quand même revoir Zanzibar, des fois qu’il se passe ce qu’il va se passer. Je tire le billet : Zanzibar. Je me gourre sur le nom de l’auteur, répondant tranquillement Wolfgang Borchert au lieu d’Alfred Andersch. […]
2002
En ce moment en Angola, 3 millions de personnes sont menacées de famine. George Bush soupçonne-t-il l’existence de ce pays quelque part dans la brousse africaine, loin du pétrole ? […] J’avoue ne pas comprendre grand-chose à la complexité du mouvement qui fait tourner le monde mais je constate qu’il ne tourne pas rond. […] L’homme, pour survivre, est condamné à vivre d’utopies et d’illusions.
2023
Les deux ouvriers, celui à torse nu, celui emmitouflé. J’écris depuis la terrasse. Huit heures du matin. La bise. Heure de l’emmitouflé. Celui à torse nu n’est pas encore à torse nu. Je bois mon café. Ça réchauffe. Ils déplacent les bacs à fleurs. Bobcat, c’est le nom de la machine. Elle ronronne et pousse de petits cris. L’ouvrier pas encore torse nu crie aussi. Du portugais, je crois. Ils empilent les bacs à fleurs sous le marronnier. La bise, toujours. Je crois que je vais renter.
Creuser : sous la fine couche de béton, directement la terre (du travail de cochon, il y a vingt ou trente ans). Bobcat s’agite, crisse et couine. A., de l’autre côté de la route, arrose les fleurs. Sa sœur s’arrête pour lui parler, avec la petite. Bobcat m’empêche de comprendre ce qu’elles se disent (c’était le gazon qu’elle arrosait ; il n’a pas encore poussé).
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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