16.10.24
- Vincent Francey

Tous les chemins mènent à la forêt et la forêt mène à la respiration. Je marche, parfois je cours, la forêt respire. Elle m’aide à avancer. L’automne, elle laisse tomber sa parure. Le sol accueille sans se plaindre les feuilles qui du temps de leur verdure le narguaient. Il ne lui vient pas à l’esprit, au sol, de les chasser en leur soufflant dessus. Le vent peine à entrer dans la forêt. Les arbres protègent leurs feuilles tombées. Je marche, je cours parfois, je respire au rythme des arbres. Souvent, sur les chemins de forêt, les idées fusent, les projets naissent, des plans se trament que la vie assise relativisera. L’idée était bonne quand elle vivait à l’air libre, mais enfermée dans le bureau, elle devient banale. Il lui faut, pour se revivifier, son bol de bois, une promenade, un rayon de soleil qui traverse les branches, un pied devant l’autre et recommencer, passer sa vie à ne faire que cela, un pas puis un second pas puis encore un pas. Je marche, je n’ai pas le courage de courir. Je devrais m’arrêter, regarder, traquer l’escargot, la fleur égarée dans l’arrière-saison, la biche qui tremble quand le chasseur approche, mais il faut suivre le chemin, marcher, courir et rentrer chez moi écrire cette idée.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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