23.08.24
- Vincent Francey

La terrasse est en cage derrière la fenêtre fermée ou peut-être est-ce moi qui suis emprisonné à l’intérieur alors qu’à l’extérieur le ciel est bleu et qu’une chaise confortable m’attend pour y écrire cette chronique ou y boutiquer d’autres combines agréables. Il serait bien sûr possible de m’extirper de ce cachot, mais pas question de soulever la moustiquaire si je veux éviter d’être envahi par une horde d’insectes grouillants qui m’empêcheront de dormir et nuiront à mes autres activités, qui demandent l’absence absolue de toute mouche ou, pire encore, de toute guêpe, pour s’exercer en bonne et due forme. Il serait certes possible de sortir de cette geôle par la porte-fenêtre située à moins de deux mètres de cette fenêtre mais là aussi le danger est immense de laisser entrer des indésirables. Je resterai donc dedans et regarderai la vie s’épanouir dehors, les yeux rivés sur ces plants de tomates qui commencent à donner des fruits qu’il me sera interdit de cueillir, malgré la fringale qui me rongera l’estomac vide, quand j’aurai passé des jours et des jours à tendre mon espoir vers les planches de cette terrasse à jamais inaccessible sinon en affrontant les pires avanies à six pattes.
Comments and Responses
A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
Be the First to Comment