25.08.24
- Vincent Francey

L’apéro bat son plein. Déjà le plat où j’avais déposé délicatement ma recette du jour est vide et déjà les bouteilles s’accumulent sur la table où des mains avides se saisissent des flûtes, des cacahouètes au wasabi, des tomates-cerises et surtout de ce merveilleux caviar d’aubergine qu’un convive précieux a confectionné avec un talent culinaire que je lui envie. Les verres surtout se vident plus vite qu’ils ne se remplissent. Il va falloir monter chercher la petite sœur (la bouteille, car si j’en crois les bras, la vraie petite sœur est sagement assise et elle attend que je lui remplisse son verre ainsi que celle de son petit frère, qui par définition est aussi le mien, et de son mec, qui n’est pas le mien, ça ferait jaser les jaloux). Nous buvons des vins dépareillés, ce qui n’est pas de bon augure pour la fin de soirée qui est encore éloignée mais qui promet d’être pénible si nous levons pas de temps en temps nos culs de ces chaises pour aller chercher la petite sœur ou un paquet de chips ou du pain ou pour piquer un plongeon dans la piscine toute proche, histoire de nous raffraîchir mieux que ce machin en plastique de chez Landi qui est censé rendre le blanc plus froid mais qui reste en plan.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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