27.07.24
- Vincent Francey

Elles marchent à l’ombre de la longue école où se reflète une tour qu’on appelait jadis (si ma mémoire n’a pas tout transformé) les Charmettes. Je peine à les rattraper, encore sous le charme (oui, je crois que c’était bien les Charmettes, il y avait un bar qui s’appelait le Churchill et le restaurant désormais, c’est l’Imprévu) des chants d’oiseaux. Ce n’étaient pas de vrais oiseaux, c’étaient des femmes qui chantaient, un type qui tapait sur des bouts de bois et de ferraille, un saxophone que le soleil illuminait. Cela se passait au jardin botanique et leur chant, c’était comme celui des oiseaux mais en femmes. J’ai aimé ce chant, mais cela ne doit pas m’empêcher de rattraper mes deux compagnes de concert qui ont soif. Nous ne nous arrêterons pas à l’Imprévu (ce n’était pas prévu au programme) ni au Churchill (il y avait de vieux tapis verts, un comptoir en bois, des canettes de bière, dans mon souvenir) mais au Cyclo, qui jadis, quand j’étais au collège tout près, dans une école moins longue, était une boulangerie que nous ne fréquentions pas, pressés que nous étions d’en boire vite une au Commerce, où une vieille serveuse désormais rajeunie servait la bière dans une girafe.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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