28.12.24
- Vincent Francey

Je marche dans la nuit d’hiver. Je suis les lumières. Elles me mènent à Noël, mais ce sapin décoré au bout de la route, c’est déjà du passé. Les jours rallongent, nous raconte-t-on, le printemps bientôt fera fondre le peu de neige que décembre a bien voulu nous donner. Je rentre de la piscine en tentant de ne pas glisser sur une plaque de verglas, mais il gèle à peine. La nuit d’hiver n’est ni hivernale ni nocturne. Il y a des lampadaires et des guirlandes partout et le climat se réchauffe. Je suis éreinté. L’année touche à sa fin. Les arbres sont nus. Je me suis rhabillé. Les corps de la piscine détonnent. Des types plus musclés que moi, des filles en bonnet, des enfants qui plongent, je ne vois rien derrière mes lunettes de natation qui ne sont pas des lunettes de myope, mais la piscine, comme l’année, c’est fini, tout recommencera à zéro l’an prochain. On se dit ça mais rien ne change vraiment. La neige fond. Le brouillard monte. Les lumières s’éteignent. Je vais reprendre Globule, descendre jusque dans la Broye, me poser sur le canapé avec un bon bouquin, un thé en sachet, citron et gingembre, quelques biscuits s’il en reste des fêtes, et je vais me reposer jusqu’à la fin de l’année.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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