29.08.24
- Vincent Francey

Les yeux fixés au plafond, je compte les nœuds dans les lattes mais face à tant d’yeux qui scrutent les miens, je me rabats sur les ampoules, qui sont au nombre de trois, même si je n’en vois que deux et qu’il est possible que la troisième ne soit qu’une extrapolation. Que faire d’autre, allongé sur mon lit en plein jour ? Je remarque une ombre sur le mur et cherche le terme pour décrire la texture des portes de mes armoires murales ainsi que leur couleur, qui n’est pas tout à fait blanche sans qu’il soit possible de lui donner un autre nom. Blanc cassé ? Blanc chiné ? Blanc armoire murale de ma chambre, on se contentera de cette approximation. Le plus intéressant serait de vaincre ma peur et de m’attaquer pour de bon aux nœuds dans le bois, signe que ces planches rassurantes qui me séparent du toit furent jadis des arbres foisonnants d’où émergeaient de multiples branches au bout desquelles feuilles, fleurs et fruits s’agitaient sous le vent. Mais de quel type d’arbre s’agissait-il ? Je dois avouer à ma plus grande honte que je l’ignore. Les portes des armoires murales sont en contreplaqué, une sorte de pâte de copeaux sur laquelle on a badigeonné une espèce de peinture d’un blanc douteux.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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