5.08.24
- Vincent Francey

Garlenda se couvre. Est-ce une raison pour ne pas piquer un plongeon ? J’hésite. Il n’y a personne. Les autres s’affairent en ville ou se prélassent un étage plus haut. Je pourrais profiter pour nager deux ou trois traversées, histoire de me donner l’illusion de faire du sport. Mais il y a des gens au village qui regardent, des gens mal intentionnés, sans doute, des vieilles dames en fichu noir qui appelleront les caribinieri, choquées qu’un homme presque nu s’exhibe devant leurs yeux qui malgré les jumelles ne parviennent pas à distinguer s’il s’agit d’un éphèbe ou d’un barbon. Elles feront deux ou trois signes de croix, iront chercher le téléscope et se diront, les yeux mouillés de larmes, qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat et que la police a sans doute plus urgent à faire. Je n’ai donc aucune raison de ne pas me jeter corps et âme dans cette piscine. Le ciel n’est pas si menaçant que cela. Il fait chaud. L’eau est bonne. Le problème, c’est qu’allongé sur cette chaise longue, je suis bien, qu’il n’y a aucune raison pour changer de position, que les vacances, c’est l’immobilisme qui gagne chaque jour un peu plus de terrain. Mais arriveront bientôt les petits tout nus et il ne sera plus possible de dormir.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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