6.10.24
- Vincent Francey

Je suis couché dans un champ de violettes ou de lilas, je ne sais pas, je ne sais plus, je n’ai pas l’esprit très lucide. Il y a de la neige, je crois, et des portes qui ouvrent sur des mondes inconnus. Ouvrir l’armoire de gauche pour m’habiller, ouvrir l’armoire de droite pour changer les draps et dormir ailleurs, j’hésite. Est-ce qu’on rêve en fonction des fourres de duvet et des motifs dessinés sur les coussins ? Je n’ai pas les idées assez claires pour répondre. Les vaches y paissant lentement s’empoisonnent, écrivait Guillaume. Ces fleurs sont peut-être des colchiques. C’est la fin de l’été. J’ai du sommeil à récupérer. Je me couche un instant. Je ne parviens pas à m’endormir, mais ce n’était pas le but. Je voulais, comme on dit aux enfants, me reposer le corps, mais c’est l’esprit qui ne parvient pas à se reposer et qui se mettra bientôt à compter les fleurs sur la couverture ou qui se demandera s’il y a une logique à leur dispositon, tantôt par deux, tantôt par trois, tantôt formant des constellations dont le nom m’est inconnu comme m’est inconnu le secret du fameux bouton off que certains prétendent avoir trouvé sur leur cerveau. Moi, j’ai beau n’avoir que face à moi un duvet, dans la tête, ça cause.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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