7.11.24
- Vincent Francey

Ce sourire est-il un sourire de fierté ou de plaisir ? Un peu des deux, sans doute. Je me suis mis dans l’esprit de relire Derborence à haute voix et de m’arrêter sur les multiples comparaisons et autres ruptures narratives dont regorge ce roman dont je sais que la relecture ne me décevra pas. J’allume la caméra, regarde si je suis bien au milieu de l’écran et si ma tronche n’est pas trop balayée par des ombres menaçantes et je me lance : Il tenait une espèce de long bâton noirci qu’il enfonçait par moment dans le feu ; l’autre main reposait sur sa cuisse gauche. Directement, gros plan sur qui, le lecteur ne sait pas. Il est assis avec l’homme au bâton près du feu. C’était le 22 juin vers les 9 heures du soir. Solstice d’été, mais de qui s’agit-il, je ne le sais toujours pas. Il faisait monter du feu avec son bâton des étincelles ; elles restaient accrochées au mur couvert de suie où elles brillaient comme des étoiles dans un ciel noir. Voilà la première comparaison. Et la première rupture narrative ? On le voyait mieux alors, un instant, Séraphin … Qui est ce on qui nous raconte l’histoire ? Quel est l’œil qui regarde ? Qui parle ? Personne peut-être sinon moi un peu trop souriant sur l’écran.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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