9.12.24
- Vincent Francey

Cet homme seul assis sur son canapé, ce n’est pas moi. Cet écran n’est pas un miroir. Je ne porte que rarement une cravate et l’ôte toujours avant de me poser sur le divan et de regarder une série où être conseiller du président des États-Unis n’est pas de tout repos, surtout quand en plus d’être son chef de cabinet on est aussi son homme de main, son souffre-douleur et un bouc émissaire parfait en cas d’affaire mal étouffée qui titillerait la curiosité malsaine de quelque journaliste un peu trop fouille-merde, comme cette Zoé Barnes qui certes fut un coup du tonnerre mais que Francis n’hésita pas une seconde à pousser sous le métro, mais il ne faut surtout pas que ça se sache, ou alors c’est Doug qui portera le chapeau avec autant d’élégance qu’il porte la cravate et qu’il assassine les indésirables, même si dans l’écran de ce soir il n’en mène pas large, parce qu’il sent bien que le vent a tourné, que d’autres ont les dents encore plus longues que les siennes et qu’un président des États-Unis ne peut se donner le luxe d’épargner ses amis quand leur chute devient nécessaire à son maintien au pouvoir et à sa jubilation d’homme qui évite toujours et à tout prix les retours de bâton.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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