Carnet décembre 2024
- Francey Vincent
27.12.24
Remblayer, combler, bétonner, remplir, de la matière pour effacer les béances. Il y avait une grotte, paraît-il (les voix qui disent cela sonnent de plus en plus étouffées). #Grottes
26.12.24
Voix d'antan dans le poste (cette impression qu'ils sont toujours en train de lire, même André Breton). #sons
25.12.24
Après les jours de tumultes, le silence peine à occuper l'espace. #sons
24.12.24
Noël : on mettait du papier-grotte autour de la crèche. #Grottes
Un gouvernement de morts-vivants, dit-il, mais qui l'emportera, de la vie ou de la mort ? #entendus
Réveillon : me coucher tôt pour faire comme si passer cette soirée seul était normal. #mot
23.12.24
Le pouvoir, crie Léo le fou, c'est vraiment de la merde. Léo le fou est moins fou que les fous qui nous gouvernent. Gouverner, ce n'a toujours été que, comme on dit par chez nous, traire les vaches. #libre
"Ils ont greffé dans des amours épileptiques
Leur fantasque ossature aux grands squelettes noirs
De leurs chaises" (Arthur Rimbaud) #citation
L'hiver, corps de nuit. #corps
22.12.24
Sons d'eau : pluie, machine à laver, soif. #sons
21.12.24
Se renouveler (nécessité intérieure), abandonner ce qui patauge, inventer du nouveau. Refonte à organiser, chaque jour :
- mercredi (commencer par le 1er janvier) : lettre d'info sur Patreon.
- jeudi : cœur de livre (dans l'ordre de la bibliothèque, lecture, musique, illustration IA, texte sur cela) Patreon.
- vendredi : le carnet (lie-tes-ratures)
- samedi : lecture suivie (Derborence puis...)
- dimanche : journal des lectures en cours
- lundi : notes d'écoute
- mardi photos de la semaine
On vire le journal de chaque livre, le journal de lecture et de culture, mais on ajoute les photos de 17h17, chaque jour.
Décaler le jour de publication par rapport à celui où on diffuse... #libre
20.12.24
Peut-être n'était-ce pas qu'un détail, cette coincidence. Le train est arrêté en gare de Grolley. Il attend le train d'en face. Je lis : "... alors que le train se mettait en marche." Et le train en effet se mettait en marche. Le livre, c'était Cendrars. Le train ce n'était pas le transsibérien. Un train russe pourtant, perdu dans Moravagine. #détail
En vacance (toujours l'écrire au singulier). #libre
Non à la lumière artificielle. Oui aux Lumières du cœur et de l'esprit. #coup de gueule
Le mot rose me rend morose. Le mot Rose est une rose est une rose. Une rose morose, mais pas morose, Rose. #mot
13.12.24
Vincent Bolloré, j'exige que tu changes de prénom. Et que tu ne te mêles pas de livres. #coup de gueule
Voix de femme qui engueule son enfant en un langage sous-continental rigolo. Comment voulez-vous qu'il obéisse ? #sons
17.12.24
Empathie : la retrouver en nous et la transmettre avec l'efficacité du bâillement et de la pandémie. Rêver une pandémie d'empathie. #mot
16.12.24
Ils sont six dans la coupe, plus un chapeau, des drapeaux (des oriflammes), et une main tient la coupe serrée, brandie face au ciel : le Graal n'est pas un bocal à anchois. #détail
15.12.24
"Un monde qui vient de derrière la mort." (dit Claudie Hunzinger) #libre
12.12.24
Une idée : chaque livre de ma bibliothèque, en lire une page, l'illustrer musicalement, demander à l'IA un dessin. #libre
Le jour baisse (écrivait Charles Juliet) (la nuit monte, écris-je). #libre
9.12.24
La grotte l'hiver : glaciale juxtaposition. #Grottes
La machine à café s'est attaqué à une petite fille. #fait
3.12.24
La Grotte d'en-dedans de l'homme, il l'appelle solitude. Il s'y perd et remonter à la surface ne se fait que par des efforts désespérés. #Grottes
2.12.24
Tapinois (en) : cachette (en). Mascarille explique aux précieuses et j'essaie d'expliquer aux élèves. Ils rient, mais Molière n'y est pas pour grand-chose. C'est en tapinois qu'ils rient. #mot
1.12.24
Quel est le détail qui a gêné l'IA, au point qu'elle me refuse un dessin ? Est-ce l'enfant ? Est-ce cette femme jadis aimée peut-être qui soudain surgit ? Est-ce Arnaud Cathrine qui vole une scène trop réaliste ? Est-ce justement cela que l'IA refuse : la réalité ? #détail
Comments and Responses
A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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