Honoré de Balzac, Illusions perdues
Tant qu’il était resté seul, tout marchait comme sur des roulettes. Il se réunissait quand bon lui semblait pour lever la séance aussitôt et quand il se convoquait, il arrivait toujours à l’heure, même quand il était en retard. De plus, il ne payait jamais sa cotisation et personne ne la lui réclamait.
Dès qu'ils furent deux, les ennuis commencèrent. L’autre voulait qu’on se réunissent le mardi soir ou le jeudi à midi mais surtout pas le vendredi matin. Il arrivait en avance, partait en retard et exigeait des sous sous le prétexte que l’un était président et l’autre caissier. Pire : quand l'autre ne payait pas, il lui envoyait des rappels.
Ça ne pouvait plus durer ainsi : le président-fondateur se devait de remettre de l’ordre dans sa Société. On décida à la majorité, la voix du président comptant double, de séparer les activités culturelles des activités financières en deux filiales distinctes. Le caissier démissionna. Le président aussi. A zéro, la Société ne se porta pas plus mal.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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