10.06.24
- Vincent Francey

Le repas est achevé depuis longtemps mais on reste à table, on s’y accroche et on y laisse s’accumuler les couches archéologiques de la fête qui s’achève. Certaines sont se levées. Elles veulent mettre un peu d’ordre. D’autres restent assis. Je suis de ceux-là, à ma grande honte vite noyée dans l’alcool, même si cette bouteille bleue, c’est de la bière sans alcool et que nous avons bu aussi du café et même de l’eau, mais tout est vide et il va falloir se décider soit à prendre encore un dernier verre pour la route, qui n’est pas longue puisqu’on est dans l’appartement d’à côté, l’ancienne grange si fascinante qui sert désormais aux agapes en l’honneur du petit qui fête son anniversaire, le premier, le seul, celui où il s’en fiche royalement, où sa lolette traîne sur la table entre les whisky et la vieille prune, et se lever pour aider à ranger, mais la maîtresse de maison nous dit que ce n’est pas nécessaire, qu’on prendra bien encore une bière, on a de la blanche, de la normale ou de l’IPA, tu veux quoi ? Je cède : IPA. Les enfants hurlent. Les parents leur hurlent dessus. Les autres hurlent pour se faire entendre. On est sonné mais heureux, mais on les attend avec impatience, le silence et la solitude.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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