12.06.24
- Vincent Francey

J’écris des chansons qui se noient dans les tiroirs de ma mémoire, ce qui ferait d’ailleurs un jolie titre pour une nouvelle chanson à noyer dans les tiroirs de ma mémoire et ainsi de suite jusqu’à ce que je trouve l’énergie, le courage et les partenaires pour me jeter à l’eau. Ces filles de la piscine se veulent légèrement coquines, du moins dans l’esprit brumeux du nageur myope que je suis, l’érotisme se trouvant relativisé par le flou, les lunettes de natation, la résistance de l’eau et la vitesse de ma brasse approximative. Certes, il vient un moment où l’on sort de l’eau et où, si c’est l’été, on se couche sur un linge et on fait semblant de lire mais comme les verres de mes lunettes à soleil empêchent de savoir vers où porte mon regard je peux m’adonner discrètement à des œillades concupiscentes qui ne sont bien sûr par suivies d’effets puisque non seulement les filles de la piscine ne s’aperçoivent de rien mais aussi parce que la blancheur immaculée de mon torse maigrichon n’attire pas leur propre regard lui aussi caché sous des lunettes qui m’empêchent d’identifier les rares specimens que j’intéresserais. Peut-être serait-il plus sage de leur chanter mes chansons ou de, pour la rime, jeter l’éponge.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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