10.08.24
- Vincent Francey

Est-ce que vous pourriez, me dit Cooper au téléphone, ôter vos pieds d’ici. Je réajuste mon chapeau pour l’envoyer paître. Vous êtes incorrigible, Reddington. Je ne vous le fais pas dire, Harold, mais que voulez-vous, vous restez enfermé dans votre sous-sol secret pendant que je grandouille dans une planque luxueuse en attendant que vous m’appeliez, vous avez besoin d’un nom, je présume, ou peut-être de conseils déco pour rendre votre turne un peu moins glauque. Je peux, si vous voulez, ajouter un peu de rouge à vos murs noirs en égorgeant un ou deux de mes ennemis ou si le temps presse en leur tirant une gentille petite balle dans le cœur, mais de grâce, Harold, desserrez votre cravate et achetez-vous un costume qui vous boudine un peu moins. Faites comme moi : allongez-vous nu comme un ver sur votre canapé et regardez une bonne vieille série à la télé, je peux vous passer l’intégrale de Friends, ça vous détendra, ou alors il y a l’histoire de l’ennemi public numéro un qui se rend au F.B.I. et se propose de leur livrer un par un les pires malfrats du globe, c’est pas mal vu, ça, vous ne trouvez pas ? Et si vous craignez que le sang salisse vos locaux, Monsieur Kaplan s’en occupera.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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