9.08.24
- Vincent Francey

Les valises attendent sur le seuil. Elles n’ont pas envie de rentrer. Les vacances, c’est toujours trop court. Je cherche dans ma poche une clé. Il va falloir monter les escaliers avec tout mon barda, trier le linge, le propre d’un côté, le sale de l’autre, et retrouver la vie de tous les jours, mais ça ne presse pas. Il fait beau. Les valises ne se plaignent pas. Peut-être qu’on pourrait simplement les laisser là, jusqu’au prochain départ, qui hélas n’est pas pour demain. Je ne vais donc pas m’asseoir sur le banc devant la maison. Je ne vais pas non plus m’appuyer sur le balai. Je vais prendre mon courage à deux mains et ma valise dans l’autre, traverser le long corridor sombre et retrouver le confort de mon appartement certes spacieux mais qui signifie hélas le retour aux affaires. Fini de rigoler, on passe aux choses sérieuses. Mais laissez-moi encore un instant dans cet entre-deux : tant qu’on n’est pas entré dans la maison, on est officiellement encore en vacances. Ces valises, ce pourrait être celles du départ. On fait marche arrière, on rembobine le film, on traverse les Alpes, on est au bord de la Méditerranée dans un pays qui s’appelle Ligurie et on va passer encore un jour à ne rien faire.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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