10.12.24
- Vincent Francey

Je prends des notes avec le plus grand sérieux, comme si j’étais redevenu étudiant, un de ces étudiants d’avant les ordis dans les amphis qui noircissaient ou bleuissaient du papier à s’en chopper des crampes au poignet. De quoi est-il question dans ces notes ? De deux traditions intellectuelles dont je n’ai retenu que la première, politique, la notion de tolérance y équivalant à la tolérance de croyances que par ailleurs on réprouve mais dont l’on permet l’expression au nom de la raison d’Etat. La deuxième tradition, extrapolons-la : la tolérance devient, durant le siècle des Lumières, une valeur en soi, une attitude nécessaire à la société, permettant la liberté d’expression de chacun dans le respect des opinions contraires. Qui m’apprend cela ? Sans doute s’agit-il d’Antoine Lilti, qui aime bien parler d’éloge de la bigarure, et qui cherche sans relâche à maintenir vivante la pensée de l’universel ou, pour être plus précis, des universels ou des universalismes, mais je ne suis pas professeur au Collège de France et ne vais donc pas poursuivre ici une réflexion qui n’est pas la mienne mais qui me semble néanmoins cruciale en ces temps où la tolérance n’est bientôt plus qu’un souvenir.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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