1.01.24
- Francey Vincent

C’est la première nuit de l’année. J’ouvre une porte sur une porte. J’ouvre un livre. Quelle entrée choisir ? Si j’avance tout droit, j’entre dans le monde des autres livres, ceux préexistant à ce qui s’ouvre ici. Si je tourne à droite, je tombe encore sur des livres anciens. Si je reste ici, l’année n’avancera pas, le livre se refermera sans moi, les portes auront été ouvertes pour rien. Je tournerai à gauche, j’ouvrirai la porte restée fermée et je descendrai les escaliers. Je sonnerai chez les voisins. Ils m’ouvriront, me souriront, me la souhaiteront belle et heureuse. Nous boirons un verre, une bouteille, une deuxième bouteille, et nous rirons au nez de l’année passée. Nous nous dirons que de toute façon ça ne peut pas être pire et nous aurons une pensée pour celui qui ne fait plus santé. C’est cela que nous nous souhaiterons, la santé, surtout la santé, tant qu’on a la santé on n’a pas le droit de se plaindre. Nous remonterons les escaliers en titubant un peu. La clef aura de la peine à trouver la serrure. Je me demanderai quelle seront les portes qui s’ouvriront cette année et quelles seront celles qui se refermeront. En me couchant, je penserai à lui.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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