2.01.24
- Francey Vincent

J’ouvre la porte d’entrée. J’entre. Je suis chez moi, à la maison, au bercail pour la nuit. Je pendrai ma veste au porte-manteau, je refermerai la porte et je serai irrésistiblement attiré par le canapé. Je m’y coucherai, au pied de la tour. De la musique envahira l’espace ou des voix qui parleront d’histoire, de philosophie, de politique, des voix d’ailleurs pour peupler la solitude de la nuit qui vient. Je serai seul chez moi, au bercail, à la maison, toutes fenêtres fermées. Il sera bientôt temps, mais bientôt reste lointain, de monter les escaliers et de dormir, mais on ne dort pas à des heures pareilles, on se couche quelques instants sur le canapé, on écoute distraitement des voix inconnues, on se relève, on se demande à quoi on pourrait bien occuper sa soirée, on se couche à nouveau sur le canapé, on regarde une série, on s’endort à moitié, on se prépare une tisane, du pain, du fromage, du beurre de cacahouettes, on empoigne la guitare posée sur la table, on gratte un peu, on a du repassage, du linge à plier, des gobelets de yogourt à mettre à la poubelle, de la vaisselle à laver, une barbe à raser, un roman à terminer, des factures à payer. On s’occupe comme on peut.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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