11.10.24
- Vincent Francey

Globule contemple le jardin. Elle aime le vert, sa couleur complémentaire, le vert des poireaux, des salades, des épinards, des volets et de la glycine des voisins. Je lui rappelle, à ma chère Globule, que moi aussi, j’ai les yeux verts, mais elle s’en fiche. Elle regarde le bleu, le blanc, le gris du ciel, et le Jura derrière les arbres. Je suis son regard, détaille le paysage, me demande quelle est cette tache sous sa roue. Globule me rassure : il a plu, ça sèche. Peut-être pourrions-nous partir tous les deux faire un petit tour. J’hésite. Le ciel aussi. Les nuages et l’azur se combattent mais aucun vainqueur pour l’instant ne se dégage. Si tu ne sais pas quoi faire, me dit la dame derrière rideau, tu peux t’occuper du jardin. M’en occuper comment ? Enlever les mauvaises herbes et cueillir ce qu’il reste à cueillir avant l’hiver. Je regarde : je ne vois pas de mauvaises herbes et je ne sais pas ce qu’il reste à cueillir. Je demande à Globule. Elle non plus ne voit rien. Je dis à la dame derrière les rideaux que je sais quoi faire, que je dois aller faire un tour avec Globule, désolé pour le jardin, l’appel du large est plus fort, et de toute façon un jardin n’est jamais aussi beau que quand il prolifère à tout va.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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