11.11.24
- Vincent Francey

Je sors de la douche et c’est dans la tenue d’Adam que je prends en photo les gouttelettes qui rendent le pommeau et les produits aussi flous que mon reflet, ce cliché évitant ainsi d’être versé dans la catégorie explicit car il va de soi qu’en aucun cas je ne me permettrais de rendre publique une photo de moi à poil car cette photo-ci il est fort probable qu’elle ait été prise nu comme un ver, à moins que je ne me sois entouré la taille d’un linge qui risque de tomber à tout instant, écris-je pour émoustiller une éventuelle lectrice qui fantasmerait sur mon auguste personne, ce qui semble fort peu vraisemblable, mais on ne sait jamais. Mon corps d’Appolon dégouline de la tête aux pieds pendant que je m’exhibe devant mon miroir, qui ne peut s’empêcher de contester le jugement hâtif que pour me rassurer j’avais émis à propos de ma vieille peau. Je frotte ma couenne avec mon linge, qui se doit d’être bien rêche, puis enfile des sous-vêtements en chantant loup y es-tu loup que fais-tu, j’enfile la chaussette droite, j’enfile la chaussette gauche, mais je ne vais pas détailler ici ma garde-robe, ma lectrice, désabusée quant à mon anatomie, risquant d’évaluer aussi à la baisse l’intérêt de mes élucubrations domestiques.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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