10.11.24
- Vincent Francey

Les présidents aiment gracier les présidents, mais ils ne le peuvent pas toujours, surtout si le président à gracier est lui-même le président qui gracie. J’essaie de piger ce que Clément me raconte mais je peine. Lisons : Si Donald Trump est élu. Il l’est. Il pourrait donc, dans sa grande magnanimité, se pardonner à lui-même les crimes dont il est accusé et trouver ainsi un argument de plus pour qu’enfin on lui refile le Prix Nobel de la Paix, parce que charité bien ordonnée commence par soi-même. Problème, lis-je : la Géorgie. Solution : j’envoie les troupes. Mais, objecterez-vous, la Géorgie est un État américain, on ne peut pas y envoyer les troupes comme ça, sur un coup de tête. Donald Trump le peut. Donald Trump peut tout. Et la Cour Suprême ? Des juges qu’il a lui-même nommés ne vont quand même pas lui planter un couteau dans le dos, qu’en penses-tu Clément ? Incroyable, répond-il, comme toujours, puis il s’énerve. Je m’énerve avec lui mais à quoi cela sert-il ? Donald Trump est président des États-Unis et plus personne ne parle des affaires qu’il traine au cul, qui ne seront réactivées que quand il aura quitté le pouvoir, ce qui explique qu’il s’y accroche tant.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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