1.12.24
- Vincent Francey

Une plante verte pour toute compagnie, me dis-je en l’observant, tordant un peu la réalité comme se tordra la plante elle aussi, qui penche de plus en plus vers le mur, au point que le principal compagnon de ma plante verte ce n’est désormais plus moi mais ce mur blanc contre lequel elle s’appuie pour éviter de quitter le pot de terre qui lui permet de survivre si je n’oublie pas de l’arroser de temps en temps. Je n'ai pas beaucoup de succès avec les plantes, pas plus qu’avec les femmes, qui ne possèdent pas, pour qu’elles ne fuient pas, de pots où les planter. Un animal domestique serait une option envisageable mais il faut s’en occuper de manière plus régulière que cette plante dont je ne connais même pas le nom, un truc en latin bien compliqué que, si je le trouve, j’aurai oublié dans les minutes qui suivent. Je ne vais donc pas me fatiguer pour elle, qui pourtant m’est fidèle, même si elle a parfois le bout des feuilles qui noircissent, ce qui m’inquiète un instant, avant que je songe à d’autres choses. Les animaux de compagnie et les femmes, on s’y attache, c’est pour ça que j’en reste pour l’instant aux plantes vertes. Il y en a deux autres, qui crevotent aussi mais qui survivent.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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