12.03.24
- Vincent Francey

Suis-je un maître ? Les collègues qui m’ont offert cette tasse le pensaient ou voulaient que je pensas qu’ils le pensassent, écris-je dans un temps verbal que je ne maîtrise pas par pur snobisme de professeur de français qui sait que les Bisontins sont les habitants de Besançon, chef-lieu du Doubs, Franche-Comté, numéro de département je n’en sais rien, en Suisse on ne numérote pas les cantons, ça relancerait la guerre du Sonderbund. La question corollaire à la précédente s’impose contre mon gré : suis-je parfait ? Seul le parfait étant parfait, je crains de décevoir mais anciens collègues, car cette tasse m’a été offerte à mon départ de l’école où nous étions maîtres et maîtresses professionnelles appliquant l’accord de proximité par provocation wokiste alors qu’on nous forçait à enseigner le primat du masculin. Au sens 1, je crois pouvoir m’affirmer excellent mais aurais de la peine à me définir comme sans défaut. Au sens 2, je veux bien être un modèle du genre, mais de quel genre parle-t-on ? Je ne pense pas être un modèle de masculinité mais je n’ai pas non plus l’ambition de piquer la place des femmes. Je suis peut-être le gendre idéal mais n’ai pas de belle-famille pour le confirmer.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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