11.03.24
- Vincent Francey

Je boutique de l’Internet. Inlassablement. Ajouter un article, le mettre à jour, le corriger, lui assigner une catégorie, le publier, le propulser, je n’arrête pas. En vrac, en bribes, en paroles improvisées, je tente de mettre de l’ordre et ne parviens qu’à plus de désordre encore, tant cela se fragmente. Je devrais peut-être, me dis-je parfois, tout jeter à la corbeille, cesser de livrer au monde mes élucubrations, mais le monde, dans son écrasante majorité, se fiche de ce que je laisse entrevoir de moi sur la toile, qui malgré le foisonnement de mes mots, pourrait très bien s’en passer, préférant sur toutes les pages que les algorithmes propulsent afficher la tronche immonde d’un président à la dérive et de ses grotesques affidés. Je continue vaille que vaille à déverser ma goutte d’eau quotidienne dans cet océan de boue. Quelques-unes, quelques-uns, y trouvent leur compte, et moi-même trouve sur leur compte de quoi me distraire des nouvelles catastrophiques qui nous tuent à petit feu quand ce n'est pas à immenses incendies. Je m’éparpille, entre site, blog, réseaux plus ou moins confidentiels, et c’est cet éparpillement qui me protège. Sur le net, je deviens multiple.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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