12.08.24
- Vincent Francey

Les racines de l’arbre tachetées de lumière sur la terre piétinée et deux balançoires vides sur lesquelles je n’irai pas m’asseoir, cela résume-t-il mon enfance revenue le temps d’un pique-nique où je revois cousins, cousines, oncles et tantes, et les enfants des cousins, des cousines qui tour à tour jouent les chauffeurs de petit train de bois comme l’oncle à sa table qui parle fort de montagnes escaladées ? La journée s’achèvera bientôt. Les tantes s’agitent, déplacent les tables, ressortent les salades et le jambon, commencent à ranger. Les cousins les observent, narquois. Chaque année, c’est la même chose, même si depuis quelque temps chaque année il manque une grand-mère, un grand-père, une tante par alliance, un beau-frère, un père de plus, remplacé mais pas tout à fait par un nouveau gamin, une nouvelle gamine dont on ne sait pas bien à qui il est, à qui elle est, auquel des trois fils du chauffeur de train ou des deux filles de son frère qui lui aussi bossait aux CFF mais a pris sa retraite anticipée. Mais les enfants sont fatigués et les tantes pressées. On avale sa bière cul sec puis retour au jambon, aux salades, au dessert, passer un coup de patte sur les tables et à l’année prochaine.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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