16.03.24
- Vincent Francey

Je viens de rentrer du boulot. Je jette ma veste sur le canapé et mes chaussettes sur la table basse, pose les clefs sur le courrier que j’ouvrirai plus tard. Que faire maintenant ? La tentation du coussin carronné qui perd ses plumes lutte avec celle de la guitare : me reposer la tête ou m’écorcher les doigts (et les oreilles) ? Étant donné que je n’ai plus de chaussettes, mieux vaut me poser un instant, quelques minutes, une heure ou deux, toute la soirée. Je me couche, mets de la musique, regarde les poutres du plafond. Il y en a une où l’on peut encore remarquer des traces de feu. Tout avait failli flamber. Ici, me dis-je en m’endormant, c’était jadis la cheminée, la borne où l’on suspendait jambons et saucissons pour les fumer. Et si je mangeais un petit truc ? Il faudrait pour cela se lever et marcher jusqu’au frigo mais les catelles sont froides et je n’ai pas de chaussettes. Je pourrais certes tendre les bras pour les récupérer sur la table basse mais c’est la terre qui est basse et ma paresse qui m’empêche de me prendre en main. Cette pièce est un peu vide. Il y faudrait des plantes vertes, des tableaux, des bibelots, mais les plantes vertes, le problème, c’est qu’il faut les arroser.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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