18.05.24
- Vincent Francey

Qu’écrivais-je le 8 mai 2021, citant Reverdy et scrutant mon crâne ras ? Dans quel délire m’étais-je encore fourvoyé ? L’eau coule. Je dois me concentrer. Mon cerveau raconte ses obsessions. Lesquelles ? Il en a tant. J’avais appelé ça journal de quoi ? Je me suis lancé si souvent dans des projets inaboutis que pas moyen de me souvenir de celui-ci. Le 9 mai 2021, on parlait de plantes vertes et orange, je veux bien le croire mais avec qui parlait-on de ceci et pourquoi l’ai-je écrit, qu’on parlait de plantes vertes et orange et quelles plantes peuvent être vertes et orange, les orangers, les mandariniers, les carottes ? Des souvenirs s’allument puis s’éteignent, deviennent des souvenirs de souvenirs, mais là, pas moyen, je ne me souviens de rien. L’onde s’est brisée. Le vide a pris le dessus. Le 8 mai 2021, la pandémie n’en finissait pas de finir. On s’occupait comme on pouvait. On écrivait. Qu’est-ce qu’on pouvait faire d’autre qu’écrire ? Peut-être était-ce le premier projet 1717, celui qui enregistrait 17 minutes de sons tous les jours de 17h17 à 17h34 puis écrivait à partir de ces sons, qui souvent se résumaient à du silence entrecoupé de respirations à propos desquelles je me suis vite lassé d’écrire.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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