19.08.24
- Vincent Francey

Quand trouverai-je le temps de lire tout cela ? La belle rangée de Pléiades dans la bibliothèque, ce ne devrait pas être que pour la frime, mais suffira-t-il d’une vie pour tout lire ? Regarder droit dans la tranche les livres qu’on n’a pas encore lus, c’est se confronter à sa propre finitude mieux qu’en les avalant tous, d’autant plus qu’en-dessous des Pléiades s’accumulent romans, essais, littérature de toute sorte que j’achète ou vole dans les cabines avec le sentiment qu’il est urgent de lire ceci puis cela puis encore cela et l’illusion que je le peux. Je suis pourtant ce qu’il est convenu d’appeler un grand lecteur, pendant mental du grand malade. Amasser les livres, pour quoi faire si on n’a pas le temps de les lire ? Pour rêver de les lire. Ce livre-là, je le connais, il est là, je pourrais, si je voulais, m’y jeter corps et âme, dans les secondes qui suivent, mais son voisin aussi, je pourrais m’y confronter, même s’il semble plus austère, plus difficile, plus long. Ces livres que je lirai si je veux me sont familiers. Certains m’accompagnent depuis très longtemps. Je les désire et le désir n’a d’intérêt que si on en diffère la réalisation. Un livre non lu ne peut pas décevoir. Il est un espoir de chef-d’œuvre.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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