20.03.24
- Vincent Francey

Lorsque survint le grand feu, ils étaient cent à se réfugier hors de la terre. Ils s’envolèrent, virent les radiations tout détruire, attendirent que la planète redevienne vivable. Je regarde une série qui raconte, une fois de plus, la fin du monde, l’Apocalypse, la folie des hommes. Je me demande quand ça arrivera. Pas si : quand. Pas forcément ça : mais quelque chose arrivera, arrive déjà, la dystopie est présente dans la réalité, même si la réalité tout le monde semble l’oublier. Dans la série, ils reviennent sur terre, redétruisent, repartent, se laissent bouffer par des IA, se bouffent parmi dans des bunkers, roulent des mécaniques puis s’effondrent. C’est une de ces séries où tous les mecs semblent sortir de la salle après avoir soulevé des tonnes de fonte et où toutes les filles sont monstre bien roulées, comme si la dystopie s’en prenait à tout sauf au corps des gens. Sous l’écran, ils sont six à m’attendre, six amis du temps de ma jeunesse, trois filles et trois garçons qui donnent envie de taper dans les mains, des potes du temps où l’on ne s’inquiétait pas de la fin du monde sauf en étudiant l’extinction des dinosaures, si ancienne déjà. En se levant, le voisin chantait à pleine voix le matin est là.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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