19.03.24
- Vincent Francey

C’est la phase la plus longue, sauf si on décide de ne pas gommer ce qui dépasse, les hésitations, les bafouillages, les reniflements, les lapsus qui révèlent la part d’ombre du gentil lecteur, même si ce jour-là je lisais Georges Bataille et que son Histoire de l’œil on ne peut pas en parler de manière lisse et sans accrocs, parce que ce que ce livre raconte n’est à aucun moment lisse et sans accrocs, puisqu’on s’y fourre des œufs à de certains endroits que la décence m’empêche, moi qui n’ai pas la trempe salace de Bataille, de nommer ici. Laissons-lui plutôt la parole tout en précisant que je n’y suis pour rien : Je plaçais alors l’œuf (je, ce n’est plus moi, je n’aurais jamais osé de telles immondices) au-dessus du trou : elle prenait plaisir à l’agiter dans la fente profonde (je ne mangerai pas d’omelette ce soir). Au moment où le foutre jaillissait, les fesses cassaient l’œuf, elle jouissait, et plongeant ma figure dans son cul, je m’inondais de cette souillure abondante. Mais il n’est pas question pour moi (je me rassure comme je peux) de réitirer de telles pratiques, faute de partenaire et de perversité. Il s’agit juste de terminer au plus vite le montage de cette vidéo qui transpire la fausse gêne et la joie méchante.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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