20.06.24
- Vincent Francey

On ne distingue bientôt plus rien à travers le pare-brise de Globule. Il faut que je fasse attention à ne pas écraser la petite fille en bikini qui se trouve précisément à l’endroit où Globule reprend des forces quand je l’ai trop sollicitée. Il faudrait songer à lui passer un coup de jet, à la bichonner un chouia, si je veux qu’elle ne me fasse pas trop la gueule, mais donnons-lui d’abord à manger et allons dire bonjour à la petite fille en bikini puis pourquoi moi aussi enfiler un calosse et en piquer une dans la piscine avant que ces nuages menaçants ne s’occupent à ma place du lavage de Globule qui malheureusement sera à l’abri, ce qui fait que la corvée de kärsher ne me sera pas épargnée, à moins qu’il pleuve assez longtemps pour que je puisse déplacer à nouveau ma chère petite voiture qui n’est pas une voiture vers son parking habituel, mais là encore, il est peu probable que je sorte sous le déluge juste pour la déplacer de vingt mètres, mais si j’attends que la pluie cesse, cela aura servi à rien, alors je ne sais plus quoi faire, sinon un saut dans la piscine, les ongles de la petite fille plantés dans ma peau pendant que sa maman m’enseigne des exercices pour me renforcer le dos.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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