19.06.24
- Vincent Francey

Il faut commencer par téléverser les fichiers : image, son, générique. Puis je tripatouille les niveaux, un peu moins de musique, un peu plus de voix, qu’il faut synchroniser avec l’image ? Je tousse : on coupe. Je bredouille : j’hésite à couper aussi mais il ne faudrait pas que cela ressemble à un patchwork mal cousu, alors tant pis, je laisse quelques scories, ça fait plus naturel. Une fois le tout plus ou moins convenable, il faut l’exporter puis le mettre en ligne et advienne que pourra. Cet artisanat d’Internet auquel je m’adonne n’a pas grande ambition. Je balance des impressions que d’autres reprennent au vol. Ils cliquent, écoutent une ou deux minutes, parfois plus, lâchent un pouce en l’air sans que je les y incite, se permettent rarement des commentaires laconiques remplis d’émojis, puis s’en vont ailleurs. Quelques-uns s’abonnent. Il y en a même, paraît-il, qui activent la cloche. C’est un grand honneur pour moi que de savoir que je peux provoquer chez d’illustres inconnus des sonneries intempestives qui les réveillent au milieu de la nuit, même si je ne poste pas mes vidéos au milieu de la nuit, mais allez savoir où ils sont cachés, mes followers, peut-être très loin.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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