20.10.24
- Vincent Francey

Je manipule des fichiers qui n’ont pas de nom. Ce sont des images miniatures qui s’agrandissent quand on clique, mais pas moyen de cliquer ici sur la photo, qui n’est pas encore en ligne. Il s’agit néanmoins de la référencer avec le plus de précision possible, de lui assigner une date et une heure (dix-sept heures dix-sept par exemple) ou de la décrire (ciel avec paysage, on dirait, mais je n’en mettrais pas ma main à couper) et d’ajouter un lien qui permettra d’ouvrir sous l’image une autre image qui ouvrira une autre image et ainsi de suite jusqu’à ce que tout Internet y passe. Cette photo qui bientôt sera en ligne n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan de la toile (la double métaphore n’est pas de première qualité) ; personne, à part quelques happy fiew, ne la verra, et les chanceux qui la verront se diront d’accord, pas mal, pourquoi pas, mais on se demande bien où il veut en venir avec toutes ces photos qui ne sont reliées que par l’heure, et encore, désormais ça change, on ne sait pas selon quel principe aléatoire et arbitraire. Je continue malgré tout, parce que c’est précisément parce que ces photos sont aléatoires et arbitraires que je m’en sers pour explorer sans fin qui je suis.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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