20.11.24
- Vincent Francey

Parfois, la réalité dépasse la fiction. Francis Underwood est en tête. Il a tout fait pour. Le pire surtout. Donald Trump a gagné. Il a tout fait pour. Le pire surtout. Les femmes qu’ils ont affrontées n’ont pas osé les outrances nécessaires pour devenir maître du monde. Je constate d’ailleurs que l’expression maîtresse du monde semble beaucoup plus ambiguë que son équivalent masculin et que ni Kamala Harris, ni Heather Dunbar, ni même Catherine Durant ne sauraient s’emparer d’une telle idée. La seule que cela ne dérangerait pas s’appelle Claire Underwood, qui est à deux doigts de planter un couteau dans le dos de son mari. Je regarde une série puis j’oublie que c’est une série. Je regarde la réalité et je me demande si c’est une série. Tout cela me sidère et me fascine. Ils disent des mots creux bourrés de violence. Ils parlent, ils parlent et ils continuent à parler dans le vide, sans que personne ne se soucie de ce qu’ils font, la parole se suffisant à elle-même, vase clos dans lequel on ne fait fleurir nulle rose. Clément Viktorovich appelle cela logocratie mais le logos, ce devrait être une parole logique. Or plus rien semble logique. Sauf qu’à la fin Francis Underwood est mort.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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