2.08.24
- Vincent Francey

Le choix est vite fait : découvrir ce village perché au loin ou s’allonger sur l’une de ces chaises longues afin de profiter d’un soleil de plomb qui bronzera (en réalité rosira) mon corps d’Apollon (ou de Dionysos) ? Nous ne sommes arrivés à Garlenda que depuis quelques instants mais déjà nous avons l’intuition que nous quitterons le moins possible ce petit coin de paradis qui certes à certaines heures sera infesté de moustiques mais où les petits tout nus et les grands qui les envient lézarderont au bord de la piscine quand ce ne sera pas dedans. Je sens, alors que nous venons à peine de nous installer, que me je suis cogné la tête à la porte trop basse de ma chambrette et que tout reste à explorer, que ces vacances se passeront sous le signe du far niente, cet art si italien que l’atmosphère des lieux nous fait percevoir d’emblée. Tu veux faire des randonnées ? D’accord, mais à l’aube ou au crépuscule, parce que le jour, en plein cagnard, pas question, mieux vaut te vautrer dans la piscine ou sur l’une de ces chaises longues qui comportent, raffinement ultime, un toit qui te tombe sur la figure quand enfin tu as compris comment ça marche, et tanner ta vieille peau en lisant un bon gros roman.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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