1.08.24
- Vincent Francey

Faire sa valise est angoissant. La peur d’oublier quelque chose d’essentiel me paralyse au point d’hésiter à partir. Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept t-shirts, est-ce que ça suffira pour une semaine ? Il ne faut pas non plus oublier la brosse à dents, le dentifrice et la mousse à raser, même si en vacances on ne se rase pas, mais aller savoir, peut-être que ça grattera tant qu’un coup de lame me fera le plus grand bien, à condition qu’il soit maîtrisé. Continuons l’inventaire : des sous-vêtements, chaussettes et compagnie, un couvre-chef, un linge de bain ou deux, de la crème solaire, de quoi lire, de quoi écrire, de quoi s’amuser, un jeu de cartes, des cables pour brancher les machines, est-ce que j’ai pensé à tout ? Forcément non, mais de toute façon, je n’utiliserai que la moitié de ce que j’ai coincé dans ma valise bourrée et le petit truc essentiel qui ne prend pas de place mais dont l’utilité est indubitable restera à la maison. Je ne prendrai pas les deux booms (en prendre une quand même, pour égayer les soirées ?) mais l’ordinateur, je ne peux pas le laisser à la maison, si ? J’hésite. Vacances, j’oublie tout, je me débranche, je laisse de côté tout ce qui m’empêche de vivre.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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