21.07.24
- Vincent Francey

Le ballon de basket n’a pas atteint le panier et n’est pas l’auteur de cet éclaboussement. Je me tiens à distance, de crainte de me retrouver cible d’un tir perfide ou victime collatérale de la guerre des piscines. Ces chaises vides sont pourtant fort tentantes, mais à condition d’extirper ce ballon de l’eau et de le rendre inaccessible aux terroristes qui se le balancent incessamment. Je pourrais m’y prélasser au soleil en faisant signe à l’habitante du dernier étage de l’immeuble d’en face qui ajuste ses jumelles pour voir si par hasard quelque Apollon des pédiluves ou quelque Aldo Maccione en déserrance ne se pavanerait pas sur les bords de ce point d’eau si alléchant par cette tchaffe épouvantable. Ne possédant pas la stature d’un dieu grec ni l’applomb d’un bellâtre rital, je resterai à l’affût, tapi derrière ce bosquet de roses, que je cueillerai à la va-vite si jamais mes élucubrations de célibataire affamé se transforment en réalité. La belle en bikini rougira, je rougirai de même, elle sourira, moi itou, je lui offirai ce bouquet et mon cœur, nos yeux s’enflammeront, nos genoux trembleront, nos mains s’égareront et je me ramasserai en pleine tronche ce putain de ballon de basket.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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