Blog suisse de littérature

21.09.24

  • Vincent Francey

J’ouvre une seconde porte qui est une fenêtre sur la première porte du calendrier. La première nuit de l’année n’est plus qu’un lointain souvenir et ce livre est ouvert, dans sa version la plus longue, depuis cinq-cent-trente-quatre pages. Combien de portes, combien de fenêtres ai-je ouvertes en écrivant ces vingt lignes quotidiennes durant déjà neuf mois, le temps d’une grossesse qui se prolongera au-delà du terme, puisqu'elles seront au nombre de trois-cent-soixante-six (peut-être même trois-cent-soixante-sept, je crois que je me suis gouré à un endroit, qu’à une seule date correspondent deux photos) ? Chaque texte écrit constitue, en regard de l’image qui l’inspire, une porte ouverte sur quoi, je ne sais pas, sans doute sur moi-même, parce qu’une multitude d’aspects de ma vie se retrouvent dans ce livre qui ne creuse pas profond mais étendu : un petit trou vu de ma salle de bain, un autre petit trou sur le quai d’une gare, un trou un peu plus grand depuis ma terrasse, des petits trous, des petits trous, encore des petits trous, même si aucune photo de métro, trop bondé à dix-sept heures dix-sept. Le danger ? Tomber dans un trou d’aiguille comme le petit Pape Pie 3,14 page 211-212.


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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.