22.05.24
- Vincent Francey

Je me plonge et me noie dans la langue de jadis, langue des poètes et des brigands, langue de François Villon qui me double-ballade dans ses mots dont parfois je reconnais ce qu’il en reste dans leurs lointains héritiers ; non obstant cela, oncques, çà et là, autant de petites perles qu’on enfile dans la langue en les disant à haute voix car la poésie doit se lire, surtout quand elle est écrite dans une langue perdue, en faisant vibrer plus que le cerveau, en en éprouvant le rythme, faute de savoir la prononcer comme elle le fut en ce Moyen-Âge finissant où Villon certes semble fort pieux, évoquant Jehan Baptiste et l’Aignel de Dieu, jargonnant latin et s’adressant à quelque envoyée de Jhesucrist sur terre, alors que tout le monde sait que le coquin était un fieffé gredin (moi aussi, je fais dans l’ancien, mais faux). On doit dire du bien le bien, tel est son refrain, mais du mal doit-on dire le mal ? Et comment reconnaître le bien du mal ? Et si je dis du mal le bien et du bien le mal, qu’est-ce que je risque, les feux de l’enfer après un belle et bonne pendaison ? Je suis un moderne impie et acharné mais priez Dieu et n’ayez contre moi le cœur endurci, frères humains qui avant moi avez vécu.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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