24.09.24
- Vincent Francey

Je tiens dans ma main un bien étrange livre ouvert à une bien étrange page. La trajectoire du bateau et la trajectoire de la baleine se croisent. La baleine a beau être le plus géant des animaux, l’écrasement de quatre vertèbres, est-il écrit, lui sera fatal. Elle mettra, m’apprend-on, plusieurs heures à mourir, mais je devrais pourtant me rassurer, parce qu’elle a, même morte, encore un rôle à jouer. À jouer dans quoi ? Dans cet étrange livre à mi-chemin entre la bande dessinée et l’atlas géographique (ou peut-être le jeu de société avec ses pions et ses dés) qui s’appelle La couleur des choses et où les personnages se résument à des ronds de couleurs différentes observés comme par drone depuis le ciel. Je lis ce livre étrange en me posant mille questions, surtout quand je tombe sur une page encore plus étrange que les autres pages du livre, pourtant déjà passablement étranges. Quel rôle va bien pouvoir jouer cette baleine, qui n’a bien entendu strictement rien à voir avec le reste de l’histoire qu’on me raconte, dans la suite de ce livre étrange ? Où vont les baleines quand elles meurent et qu’on ne les transforme pas en huile de lampe ou en rouge à lèvre ? Elles coulent, non ?
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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