26.04.24
- Vincent Francey

Un citrus, une grue à fumier, deux voitures, une petite rouge, une grosse noire, un ciel bleu où quelques nuages tentent de sauter la balustrade, voilà ce que j’observe depuis ma terrasse qui s’apprête à ouvrir la saison des lectures allongé sur la chaise longue et des saluts de loin aux voisins qui tondent le gazon torse nu ou qui fument leur clope près du moulin miniature. Un an plus tard, le citrus est mort. Il n’a pas passé l’hiver. Les deux voitures sont toujours là, Globule et sa copine obèse. Le ciel est un peu plus couvert. Les voisins sont à l’intérieur, au chaud, ça souffle un peu trop. Quant à la grue à fumier, qu’est-elle devenue ? Mystère. Elle est partie à la recherche de tas de fumier mieux tressés que le nôtre qui ressemble plus à un compost amélioré qu’à l’un des ces merveilleux tas de paille et de beuse qui faisaient la fierté des paysans d’antan. Le voisin poussait sa brouette, devait s’y prendre à plusieurs reprises pour viser la planche puis versait le tout dans la fosse qui petit à petit se préparait pour sa rencontre avec la grue à fumier. Aujourd’hui, le voisin n’est plus et a pris avec lui le tas de fumier. Sa veuve a posé un robot qui tond le gazon devant l’écurie devenue appartement.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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