26.11.24
- Vincent Francey

Ardet nec consumitur. Pareille au phénix, la bière brûle mais ne consume pas, contrairement au lait qui généralement ne brûle pas, à moins qu’on l’ait laissé aller au feu. Je m’apprête à avaler une dernière gorgée avant la prochaine, à moins que la maxime s’avère trompeuse et que je me consume ou me dilue dans ce liquide magique qui ne saurait être consommé dans un autre récipient qu’un graal posé sur une table carrée par un chevalier sans cheval en quête de calme et de détente, ce que cette bière devrait lui procurer sans peine, à condition bien sûr qu’elle ne soit pas suivie d’un nombre trop important de petites sœurs. Si comme moi, elle a en trois, de petites sœurs, ça peut encore aller, sauf que les deux petits frères risquent de s’offusquer de n’avoir pas été considérés en tant que tels. Les nièces et les neveux se contenteront, tant qu’ils n’auront pas franchi la barrière de l’âge légal, de lait en biberon, d’eau de source ou de jus de pomme du premier jour. Mais à force de délirer sous l’effet des effluves alcoolisées, j’en oublie le geste nécessaire et ardu qu’une exécution hasardeuse risque de rendre fatal : il me faut empoigner cette coupe pour la porter à ma bouche sans la renverser en route.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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