27.10.24
- Vincent Francey

Un président, quand ça a cinquante ans, ça montre sa montre. Quand ça en a vingt de plus, ça finit en tôle ou en dictateur. Celui-là, imaginaire mais anticipant le réel, s’appelle Francis Underwood, il est prêt à tout pour prendre puis garder le pouvoir, il ment et manipule à longueur de temps et je me demande de quand date la série, d’avant ou de pendant Trump ? House of Cards prend fin en 2018, lorsque la réalité dépasse la fiction, lorsque Francis chute, que sa femme prend le pouvoir, et que Donald triomphe, avant de chuter puis d’à nouveau triompher, avant, je l’espère, de chuter à nouveau. La politique, telle qu’elle est montrée dans cette série, est terrifiante. Les convictions n’existent pas, ni l’honnêteté, ni l’humanité. C’est un jeu où tous les coups sont permis. Dans le fond de l’image, le président précédent s’efface, conseillé par un vice-président qui jamais ne porta si bien son nom, tant le vice se trouve au cœur même de la présidence, mais là encore je ne sais pas si je parle de Francis Underwood ou de Donald Trump. Parfois, le vice est vaincu, provisoirement. Nicolas Sarkozy est maintenant en prison. Il a dû abandonner sa Rolex. Il a désormais raté sa vie, comme bientôt Donald.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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