28.05.24
- Vincent Francey

Globule est de retour au bercail. Elle a besoin de recharger un peu ses batteries. J’hésite à l’arrêter un instant pour lui crier « gargouille ! » mais je crains qu’elle ne comprenne rien à mes enfantillages. J’avancerai donc jusque devant la maison puis tournerai en direction du hangar lui donner à boire. Le ciel se charge, il ne faut pas que nous trainions. Je brancherai Globule puis rentrerai tout en jetant un œil sur la piscine qui reste désespérément fermée, comme le parasol. L’été se laisse désirer malgré le vert des pommiers et des oliviers. Un rayon de soleil tente une timide approche mais la grisaille s’accroche, imprègne le sol et le mur de la grange, refuse de céder la place. Le Jura perce à peine. Nous sommes en mai mais pas question de faire ce qui nous plaît. J’attendrai encore un peu avant d’ouvrir le toit de Globule et reculerai assez pour qu’elle reste à l’abri la nuit prochaine, qui ne sera pas aussi chaude que je ne l’espérais. Les volets sont ouverts et ils sont tout verts, me dis-je pour me remonter le moral. C’est vert, mais juste, dis-je aussi, pour la forme, puis j’accélère un tout tout petit peu pour laisser la place au tracteur à Joe qui va bien arriver pour le maïs et les modzons.
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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.
Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.
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