Blog suisse de littérature

29.05.24

  • Vincent Francey

La pile est encore haute. Je commence à peine. Je peine. Ils peinent. Nous peinons. Il faut commencer par décrypter leur écriture, puis souligner les fautes d’orthographe, les approximations syntaxiques, les lourdeurs stylistiques et par-dessus le marché tenter de comprendre ce qu’ils ont bien pu vouloir dire, s’ils ont choisi le bon plan, exposé des arguments pertinents et trouvé des exempes adéquats. Par quoi commencer ? Les dissertations dialectiques ou les analytiques ? Ce sujet sur les énergies renouvelables dont le seul énoncé me barbe déjà, ce poème surréaliste que leurs délires imitent ou cette question passionnante sur le rapport des jeunes à la science qu’ils confondent avec l’actualité ? Il n'est plus temps de tergiverser, il faut se jeter à l’eau, parce que, comme le dit la sagesse paysanne, tout ce qui est fauché est bas, cet exemple illustrant magistralement notre thèse, à savoir que pour avancer dans ses corrections, il faut s’y mettre, un peu, pour ajouter à notre propos une illustration encore plus idoine, si tant est que ce mot soit le bon, mais ça fait chic de le caser, alors va pour idoine, comme à la piscine sauter d’un coup dans l’eau mais ma phrase est trop longue.


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A propos

Lie tes ratures, littérature, ce blog se veut l'atelier de mon écriture. J'y déverse en vrac des notes prises au jour le jour, l'expansion de ces notes en des textes plus élaborés, des réflexions et des délires, des définitions et des dérives, bref tout ce qui fait le quotidien d'un homme qui écrit, ici, en Suisse, ailleurs, dans mes rêves et à travers le monde qui m'entoure.

Bref, ce blog suisse de littérature partira dans des directions variées qui, je l'espère, sauront vous parler.